PARTIE 30 – L’équipe médicale envoyée par Guardian entra avec de vrais papiers, et Marianne reconnut la femme qui avait simulé sa mort onze ans plus tôt

La femme en blouse blanche leva son badge vers la caméra extérieure.

DR HELEN WARREN.

Natalie lut le nom sur l’écran.

Marianne, elle, n’avait plus besoin de lire.

« C’est elle. »

Daniel se tourna.

« Vous êtes certaine ? »

« Oui. »

La voix de Marianne était basse.

« Elle était avec Bell le matin où j’ai disparu. »

Richard Hale se raidit.

« Warren ? »

Marianne regarda son ancien mari.

« Tu ne l’as jamais vue parce qu’elle est arrivée après ton départ. »

Richard Hale pâlit.

« C’est elle qui t’a… »

« Oui. »

Natalie fixa la femme sur l’écran.

Une médecin d’une soixantaine d’années.

Cheveux blancs tirés en arrière.

Lunettes fines.

Calme.

Professionnelle.

Rien dans son apparence n’évoquait quelqu’un qui avait participé à la simulation d’une mort.

Daniel parla dans son téléphone.

« Sécurité du bâtiment, bloquez l’accès extérieur. Personne ne laisse entrer l’équipe médicale. »

Claire secoua la tête.

« Attendez. »

« Quoi ? »

« Leurs papiers sont valides. »

Julian s’approcha.

« Comment ça ? »

« L’ordre de transfert médical a été enregistré dans le système national. La signature du médecin référent existe. L’assurance a préautorisé. Le centre destinataire est agréé. »

Rebecca eut un rire amer.

« Guardian ne fabrique jamais seulement un faux papier. Il construit toute la réalité autour. »

Natalie sentit une colère froide.

« Qui est le médecin référent ? »

Claire ouvrit.

DR ELAINE MORRIS.

Natalie fronça les sourcils.

« Elle m’a examinée ce matin. »

Daniel se tourna vers elle.

« Elle a signé ? »

« Impossible. »

Claire appela immédiatement l’hôpital.

Après quelques échanges, elle raccrocha.

« Dr Morris confirme qu’elle n’a rien demandé. Son compte vient d’être compromis. »

Julian répondit :

« Ça suffira à suspendre la validité, mais pas instantanément. »

Daniel regarda les caméras.

Helen Warren parlait maintenant avec deux agents de sécurité à l’entrée.

Elle montrait les documents.

« On ne la laisse pas entrer. »

Marianne intervint.

« Si. »

Tout le monde se tourna vers elle.

Natalie fronça les sourcils.

« Non. »

« Samuel l’a envoyée parce qu’il pense que nous paniquerons ou fuirons. »

« Et ? »

« Si on l’arrête à la porte, elle repart sans parler. »

Daniel secoua la tête.

« On ne fait pas entrer une opératrice Guardian près d’une femme enceinte. »

Marianne regarda Natalie.

« Pas près d’elle. On la fait entrer dans une salle séparée. »

Daniel réfléchit.

« Sous contrôle. »

« Oui. »

Natalie regarda la caméra.

Helen Warren venait d’arriver jusqu’à elle après onze années.

Une femme directement liée à la fausse mort de Marianne.

Une possible porte vers Samuel.

« Je veux l’entendre. »

Daniel secoua la tête.

« Vous l’entendrez par vidéo. »

Natalie accepta.

Pour une fois, la prudence ne lui semblait pas une confiscation de choix.

Seulement une méthode.

Dix minutes plus tard, Helen Warren fut conduite dans une salle d’interrogatoire improvisée du même bâtiment.

Ses deux accompagnateurs avaient été séparés.

Tous trois avaient été fouillés.

Aucune arme.

Seulement du matériel médical réel.

Natalie regardait la salle par écran depuis le bureau sécurisé.

Marianne entra avec Daniel.

Helen Warren la vit.

Et s’immobilisa.

Pendant plusieurs secondes, aucun mot.

Puis elle murmura :

« Tu aurais dû rester morte. »

Natalie sentit un frisson.

Marianne s’assit en face.

« On me l’a déjà dit aujourd’hui. »

Helen regarda Daniel.

« Je suppose que je suis retenue ? »

Daniel répondit :

« Vous êtes libre de partir si vous abandonnez la tentative de transfert médical et acceptez de nous fournir vos documents pour vérification. »

Helen eut un sourire.

« Très propre. »

« J’essaie. »

Marianne posa les mains sur la table.

« Samuel vous a envoyée. »

Helen ne répondit pas.

« Il vous a dit que Natalie présentait une détresse fœtale. »

Silence.

« Vous saviez que c’était faux. »

Helen regarda Marianne.

« Je savais que les données venaient de Guardian. »

« Ce n’est pas une réponse. »

Helen eut un rire sec.

« Tu as toujours aimé demander la morale après avoir fabriqué la situation. »

Natalie fronça les sourcils.

Marianne resta calme.

« Je n’ai pas créé Guardian. »

« Non. Tu as juste passé vingt ans à essayer de le pirater en supposant que personne ne paierait le prix. »

Daniel intervint.

« Pourquoi êtes-vous ici ? »

Helen regarda la caméra dans le coin de la pièce.

Puis elle fixa directement l’objectif.

Natalie eut l’impression qu’elle la regardait.

« Pour éviter qu’une femme enceinte soit entraînée dans une guerre familiale par des gens qui prétendent la protéger. »

Natalie eut presque envie de rire.

Marianne répondit :

« C’est exactement ce que Samuel dirait. »

Helen secoua la tête.

« Samuel n’a plus le contrôle total. »

Rebecca, dans la salle principale, se redressa.

« Quoi ? »

Natalie regarda son écran.

Daniel posa la même question.

« Expliquez. »

Helen resta silencieuse.

Marianne comprit.

« Les vingt-sept cellules ne lui obéissent pas toutes. »

Helen eut un petit sourire.

« Enfin. »

Claire se rapprocha de Natalie.

« Ça expliquerait certaines destinations contradictoires. »

Rebecca murmura :

« Après la mort d’Arthur, Guardian s’est fragmenté. »

Michael acquiesça.

« Certaines cellules ont développé leurs propres chefs. »

Helen poursuivit dans la salle.

« Samuel contrôle les mandats centraux. Mais pas toutes les équipes. Roake commandait un bloc. D’autres suivent encore les anciens protocoles. »

Daniel demanda :

« Vous suivez qui ? »

Helen répondit :

« Aucun homme. »

Marianne eut un rire sans humour.

« Guardian parle toujours comme ça. »

« Je suis ici parce que le mandat médical s’est déclenché. »

« Et tu obéis à un mandat vieux de vingt ans ? »

Helen regarda Marianne.

« Il est conçu pour empêcher les héritiers biologiques de tomber sous influence lorsqu’un conflit Northstar s’ouvre. »

Natalie serra les poings.

Encore cette logique.

La protéger en lui retirant le choix.

Marianne demanda :

« Vous vouliez réellement transférer Natalie ? »

Helen hésita.

« Oui. »

Daniel demanda :

« Contre son gré ? »

« Si nécessaire. »

Natalie sentit la colère monter.

Claire posa une main près du clavier.

« Elle vient de l’admettre. »

Daniel poursuivit.

« Et ensuite ? »

Helen répondit :

« Évaluation médicale indépendante. Isolation temporaire de toutes les parties. Protection de l’enfant. »

Marianne secoua la tête.

« Puis changement de trustee. »

Helen ne répondit pas.

Le silence suffisait.

Natalie parla dans le micro relié à la salle.

« Dr Warren. »

Helen releva les yeux vers la caméra.

« Natalie. »

Sa voix changea légèrement.

Moins dure.

« Vous me connaissez ? »

« Je vous ai vue bébé. »

Natalie se figea.

Marianne aussi.

« Quoi ? »

Helen regarda Marianne.

« Elle ne lui a jamais dit ? »

Marianne pâlit.

Natalie sentit le vieux vertige revenir.

« Dit quoi ? »

Helen répondit :

« J’étais présente le jour de votre naissance. »

Richard Hale se tourna brutalement vers Marianne dans la salle principale.

« Je ne l’ai jamais vue. »

Marianne ferma les yeux.

Helen poursuivit.

« Vous n’étiez pas censé la voir, Richard. »

Natalie sentit son cœur battre plus fort.

« Pourquoi Guardian était-il présent à ma naissance ? »

Helen resta silencieuse.

Marianne répondit enfin.

« Parce que Thomas était là. »

Julian releva la tête.

Natalie regarda sa mère.

« Mon père biologique. »

« Oui. »

« À l’hôpital ? »

« Oui. Il voulait savoir si tu allais bien. »

Richard Hale ferma les yeux.

« Tu m’avais dit qu’il n’était pas venu. »

Marianne ne répondit pas.

Natalie parla au micro.

« Dr Warren, continuez. »

Helen regarda la caméra.

« Thomas avait peur qu’un test de paternité soit fait sans consentement. Il savait qu’Arthur Harrington cherchait déjà à comprendre les liens entre Marianne et plusieurs personnes du réseau. »

Natalie fronça les sourcils.

« Pourquoi Arthur se préoccupait-il de ma paternité ? »

Helen répondit :

« Parce que l’héritage Vale contenait des actions dans plusieurs sociétés liées à Guardian. »

Julian devint blanc.

« Mon père possédait quoi ? »

Helen poursuivit.

« Thomas n’était pas seulement avocat. Sa famille possédait une participation ancienne dans certaines banques intermédiaires. Si Natalie était sa fille biologique, elle pouvait hériter indirectement d’un pouvoir que Guardian voulait surveiller. »

Natalie regarda Julian.

Il semblait aussi surpris qu’elle.

Marianne murmura :

« Thomas m’avait dit que ça n’avait plus d’importance. »

Helen eut un rire bref.

« Thomas disait beaucoup de choses quand il voulait éviter un problème. »

Daniel demanda :

« Et vous, que faisiez-vous là ? »

« Je travaillais déjà pour Bell. »

« Donc pour Guardian. »

« Oui. »

Natalie sentit quelque chose de plus sombre.

« Vous avez pris un échantillon. »

Helen ne répondit pas.

Marianne se leva.

« Helen. »

Le ton était différent.

Une peur ancienne.

Helen regarda la caméra.

« Oui. »

Natalie sentit le sol se dérober symboliquement une nouvelle fois.

« Vous avez fait un test de paternité à ma naissance. »

Helen acquiesça.

« Oui. »

Julian se leva.

« Résultat ? »

Helen resta silencieuse.

Natalie sentit la colère monter.

« Je sais déjà que Thomas était mon père biologique grâce au test avec Julian. Alors qu’est-ce que vous cachez ? »

Helen regarda Marianne.

Puis Natalie.

« Le test confirmait Thomas. »

« Alors quoi ? »

« Il révélait autre chose. »

Natalie serra les mâchoires.

« Quoi ? »

Helen inspira.

« Une anomalie génétique familiale. »

Andrew, toujours en visioconférence, se redressa malgré la douleur.

« Concernant le bébé ? »

Helen répondit :

« Potentiellement. »

Natalie posa les deux mains sur son ventre.

« Quelle anomalie ? »

Helen parla lentement.

« Une variante héréditaire liée à la coagulation. »

Natalie pensa immédiatement au traitement de Marianne.

Microthromboses.

Anticoagulant.

« La même chose que maman. »

Marianne pâlit.

« Non. »

Helen la regarda.

« Si. »

Marianne secoua la tête.

« Mon trouble avait été diagnostiqué plus tard. »

« Parce qu’on ne t’avait jamais dit que tu portais la variante. »

Natalie regarda Helen.

« Thomas aussi ? »

« Il était porteur d’une autre variante compatible. Votre combinaison augmentait certains risques. »

Andrew demanda :

« Et Natalie ? »

Helen répondit :

« Elle a probablement hérité d’une partie du profil. »

Claire intervint depuis la salle principale.

« Probablement ? Vous avez un résultat ancien ? »

Helen acquiesça.

« Oui. »

« Alors pourquoi “probablement” ? »

« Parce que le test à l’époque n’était pas aussi complet. »

Natalie sentit une peur très différente.

Pas Guardian.

Pas Samuel.

Son enfant.

« Est-ce que mon bébé est en danger ? »

Helen regarda directement la caméra.

« Pas forcément. Mais vous devez être évaluée correctement, pas par les protocoles Guardian. »

Natalie sentit la contradiction.

La femme venue pour l’enlever sous un faux mandat lui donnait peut-être une information médicale réelle.

« Pourquoi me dire ça maintenant ? »

Helen répondit :

« Parce que Samuel utilise l’ancienne clause médicale pour justifier votre extraction. Mais la clause existe à cause d’un vrai risque biologique. »

Marianne murmura :

« Il transforme encore une vérité en arme. »

Helen acquiesça.

« Exactement. »

Daniel demanda :

« Où est Samuel ? »

Helen ne répondit pas.

Marianne s’assit.

« Helen, Thomas est mort. Bell est mort. Arthur est mort. Guardian s’effondre. Qu’est-ce que tu protèges encore ? »

Helen regarda ses mains.

« Les gens qui survivront après vous. »

Natalie parla.

« Alors aidez-les. »

Helen releva les yeux.

« Comment ? »

« Donnez-nous Samuel. Les cellules. Les mandats. On protège les témoins et on ferme le reste. »

Helen eut un sourire triste.

« Vous pensez encore qu’on peut fermer Guardian avec une liste. »

Natalie répondit :

« Non. Mais je pense qu’on peut commencer par empêcher un homme de me faire enlever sous couvert médical. »

Helen resta silencieuse.

Puis elle regarda Daniel.

« Si je vous donne l’emplacement de Samuel, vous me garantissez que les identités médicales protégées ne seront pas publiées. »

Daniel répondit :

« Je ne peux pas garantir seul une immunité ni une protection totale. Mais les personnes protégées seront traitées comme telles, pas comme opérateurs, si les preuves le confirment. »

Helen réfléchit.

Puis acquiesça.

« Samuel utilise un centre de données sous une clinique désaffectée. »

Claire se rapprocha.

« Où ? »

Helen donna une adresse.

Michael devint pâle.

« C’est l’ancien centre Guardian Est. »

Rebecca murmura :

« Je le croyais fermé. »

Helen répondit :

« Pas vraiment. »

Daniel demanda :

« Il est là maintenant ? »

« Oui. »

« Comment vous le savez ? »

« Parce que c’est lui qui m’a transmis le mandat de transfert. »

Natalie sentit le groupe se tendre.

« Il pense que vous allez me ramener. »

« Oui. »

Daniel regarda Claire.

Puis Marianne.

« On peut utiliser ça. »

Natalie comprit immédiatement.

« Vous voulez faire croire que le transfert a réussi. »

Daniel acquiesça.

« Une ambulance Guardian rentre avec une équipe Guardian et une patiente officiellement extraite. Ça peut nous faire entrer. »

Andrew intervint aussitôt.

« Non. »

Natalie soupira.

« Andrew. »

« Non. Absolument pas. »

« Je n’ai pas dit que j’irais dans l’ambulance. »

Daniel acquiesça.

« Vous n’irez pas. »

Andrew se calma légèrement.

Marianne regarda Helen.

« Samuel vérifiera la présence de Natalie. »

Helen répondit :

« Pas forcément immédiatement. Il s’attend à une sédation et à un transfert vers l’étage médical. »

Claire réfléchit.

« On peut simuler ses données biométriques. »

Natalie regarda son propre dossier.

« Et utiliser un mannequin ou quelqu’un sous couverture. »

Daniel secoua la tête.

« Pas de civil. Agent entraîné uniquement. »

Helen acquiesça.

« Ça peut fonctionner pendant quelques minutes. »

Rebecca intervint.

« Samuel vérifiera Northstar dès qu’il saura Natalie arrivée. »

Claire répondit :

« On peut lui montrer une session falsifiée suffisamment longtemps pour entrer. »

Michael eut un sourire sombre.

« Pour une fois, utilisons leurs méthodes contre eux. »

Natalie regarda Daniel.

« Faites-le. »

Andrew soupira depuis l’écran.

« Je déteste à quel point cette phrase devient fréquente. »

Natalie le regarda.

« Moi aussi. »

Daniel commença les préparatifs.

Helen Warren resta sous surveillance.

Claire travaillait sur la simulation de données.

Marianne s’approcha de Natalie.

« Le risque génétique… »

Natalie leva la main.

« Pas maintenant. »

Marianne s’arrêta.

« D’accord. »

Puis Natalie changea d’avis.

« Non. En fait, maintenant. »

Marianne resta attentive.

« Est-ce que tu savais que je pouvais avoir ce trouble ? »

Marianne secoua la tête.

« Non. Je savais pour moi. Pas pour toi. »

« Thomas ? »

« Il savait qu’il y avait une possibilité, mais Helen avait gardé les résultats originaux. »

Natalie regarda Helen derrière la vitre.

« Encore une information gardée par Guardian. »

Marianne répondit :

« Oui. »

Natalie sentit une fatigue immense.

« Quand ça sera fini, je veux un dossier médical normal. Pas un dossier secret. Pas un protocole. Pas une archive cachée. Juste un médecin qui me dit ce que j’ai. »

Marianne eut un sourire triste.

« Ça semble presque révolutionnaire dans cette famille. »

Natalie la regarda.

Puis, malgré elle, sourit légèrement.

Quelques minutes plus tard, Claire reçut une nouvelle alerte.

« Samuel répond au signal de l’ambulance. »

Daniel se tourna.

« Qu’est-ce qu’il dit ? »

Claire lut.

TRANSFER ACCEPTED.
PRIMARY SUBJECT TO BE TAKEN DIRECTLY TO MEDICAL LEVEL.
NO EXTERNAL CONTACT.

Michael murmura :

« Il croit que Natalie arrive. »

Daniel prit sa veste.

« Alors allons lui montrer qu’il s’est trompé. »

Natalie regarda les écrans montrant l’ambulance.

Une agente sous couverture avait pris sa place sous un drap, capteurs falsifiés autour d’elle.

Helen Warren monterait à bord avec les deux hommes arrêtés, désormais remplacés par des agents.

Le convoi allait vers Samuel Ortiz.

Natalie, elle, resterait dans la salle sécurisée.

Pour la première fois depuis le début, elle ne serait pas l’appât.

Elle serait celle qui regardait le piège se refermer.

Mais juste avant que l’ambulance parte, Helen Warren se tourna vers la caméra et demanda à parler à Natalie une dernière fois.

Daniel activa le canal.

Helen dit :

« Il y a quelque chose que Samuel ne sait pas. »

Natalie fronça les sourcils.

« Quoi ? »

Helen regarda Marianne.

Puis Natalie.

« La variante génétique que vous portez n’est pas seulement un risque médical. »

Claire s’approcha.

Helen poursuivit :

« C’est aussi la raison pour laquelle Northstar vous reconnaît comme principale. Marianne n’a jamais choisi uniquement votre nom. »

Natalie sentit un nouveau froid.

« Qu’est-ce que ça veut dire ? »

Helen répondit :

« Northstar utilise votre profil biologique comme dernière clé. »

Marianne devint blanche.

« Non. »

Helen acquiesça.

« Si Natalie meurt, aucun adulte ne peut vraiment prendre son contrôle complet. »

Natalie posa une main sur son ventre.

Helen termina :

« Seul son descendant biologique peut un jour restaurer la clé fondatrice. »

Et soudain la cible inscrite par Guardian sur son enfant prit une signification beaucoup plus dangereuse.


Cliquez ici pour continuer la lecture : PARTIE 31 : Northstar reconnaissait la lignée de Natalie comme clé fondatrice, et Samuel voulait capturer ce pouvoir avant même la naissance de son enfant

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