Le silence autour de la table ne dura qu’une seconde.
Puis tous se mirent à parler.
Daniel demandait à Claire les destinations des transferts. Rebecca essayait de reconnaître les anciens comptes Guardian. Michael se penchait sur l’écran avec une concentration presque féroce. Richard Hale avait déjà sorti son téléphone. Eleanor fixait le nom de l’enfant à naître comme si ces quelques mots pouvaient soudain traverser l’écran.
Natalie, elle, ne regardait qu’une seule ligne.
UNBORN SUCCESSOR — N. HALE LINE.
Son bébé n’avait pas encore de prénom.
Mais Guardian lui avait déjà attribué une catégorie.
Une menace.
Une succession.
Un problème potentiel à neutraliser.
« Claire », dit Natalie.
Sa voix coupa le bruit autour d’elle.
Claire leva les yeux.
« Est-ce que cette liste signifie que chaque personne va être attaquée physiquement ? »
Rebecca répondit avant elle.
« Non. »
Tout le monde se tourna vers elle.
« Les mandats Guardian utilisent plusieurs niveaux. Certains déclenchent des audits, des gels de comptes, des dénonciations anonymes, des convocations, des campagnes de réputation. La violence n’arrive qu’à la fin. »
Michael ajouta froidement :
« Mais Samuel sait que le temps joue contre lui. Il pourrait sauter plusieurs niveaux. »
Daniel regarda les vingt-sept transferts.
« On peut identifier quelles cellules reçoivent quels mandats ? »
Claire secoua la tête.
« Pas directement. Les instructions sont fragmentées. Une cellule reçoit une clé, une autre une cible, une troisième une validation conditionnelle. »
Marianne s’assit lentement.
« Arthur avait construit Guardian comme ça pour qu’aucun opérateur ne puisse voir tout le plan. »
Natalie tourna vers elle un regard dur.
« Et Samuel a appris à l’utiliser mieux que son créateur. »
Marianne acquiesça.
« Oui. »
Andrew apparaissait toujours sur l’écran de visioconférence. Il avait pâli depuis que le nom du bébé était apparu.
« Il faut sortir Natalie de là. »
Daniel répondit :
« Elle est dans le bâtiment le plus sécurisé auquel nous avons accès pour l’instant. »
« Alors qu’elle y reste. »
Natalie regarda son mari.
« Je ne vais pas courir dehors. »
Andrew souffla.
« Merci. Une victoire. »
Malgré elle, un léger sourire apparut sur son visage.
Il disparut lorsque Claire ouvrit la première destination.
« J’ai un compte lié à une société de transport médical. »
Richard Hale fronça les sourcils.
« Quel rapport avec Guardian ? »
Rebecca devint pâle.
« Les transferts médicaux servaient parfois à déplacer des témoins ou des personnes sous mandat d’incapacité. »
Natalie pensa immédiatement à la clause Northstar.
Incapacité permanente.
Succession.
« Ils pourraient essayer de me faire hospitaliser contre mon gré. »
Claire acquiesça.
« Théoriquement. »
Andrew se redressa.
« Comment ? »
Rebecca répondit :
« Fausse crise psychiatrique. Dossier médical falsifié. Signalement d’usage de substances. Complication obstétricale inventée. »
Natalie sentit son ventre se durcir.
Marianne se leva.
« C’est pour ça qu’il faut faire certifier son état maintenant. »
Daniel regarda Claire.
« On peut obtenir un examen indépendant avec plusieurs médecins et sceller le dossier. »
Natalie acquiesça.
« Faites-le. »
Elle ne voulait plus laisser aucune partie de sa vie sans témoin.
Claire ouvrit une deuxième destination.
« Société de sécurité privée. »
Michael reconnut le nom.
« Ancienne sous-traitance Guardian. Niveau physique possible. »
Daniel transmit l’adresse aux autorités.
Troisième destination.
« Cabinet juridique. »
Richard Harrington fronça les sourcils.
« Ils peuvent lancer quoi ? »
Rebecca répondit :
« Procédures d’urgence sur des trusts, incapacité, succession, saisies. »
Claire entra le nom.
« Ce cabinet a déjà préparé un dossier. »
Natalie sentit immédiatement que cela concernait elle.
« Sur qui ? »
Claire ouvrit.
NATALIE ELIZABETH HALE — EMERGENCY PROTECTIVE FILING.
Andrew jura.
« Qu’est-ce que c’est ? »
Julian, avocat lui aussi par formation, se rapprocha.
« Ils essaient probablement d’obtenir une ordonnance provisoire pour suspendre ses pouvoirs sur Halcyon et Northstar. »
Natalie croisa les bras.
« Sur quelle base ? »
Julian parcourut le projet de requête.
« Manipulation financière, instabilité émotionnelle, conflit d’intérêts, exposition à des individus criminels. »
Michael eut un rire sombre.
« À ce rythme, ils peuvent citer la moitié de cette pièce comme preuve. »
Personne ne rit.
Julian continua.
« Et ils utilisent la grossesse pour renforcer l’argument d’un risque pour elle-même et pour l’enfant. »
Marianne ferma les yeux.
« Samuel ne cherche pas à la tuer. »
Daniel la regarda.
« Pas encore. »
« Non. Il cherche à la déclarer incapable avant toute chose. »
Natalie comprit.
« Pour déclencher la succession vers le bébé. »
Claire acquiesça.
« Et le trustee devient Richard Hale. »
Tous se tournèrent vers lui.
Richard Hale resta immobile.
« Je n’ai rien demandé. »
Natalie le fixa.
« Mais Samuel sait qu’une fois trustee, tu deviens la personne à neutraliser ensuite. »
Richard comprit.
« Il me transforme en étape intermédiaire. »
Michael acquiesça.
« Exactement. »
Andrew regarda Richard Hale à travers l’écran.
« Et si vous refusez le rôle ? »
Julian secoua la tête.
« La clause pourrait prévoir un remplaçant. »
Claire chercha.
Une ligne secondaire apparut.
ALTERNATE TRUSTEE:
RICHARD HARRINGTON.
Andrew ferma les yeux.
Richard Harrington recula d’un pas.
« Non. »
Natalie regarda son beau-père.
« Tu étais prévu après lui. »
Richard Harrington secoua la tête.
« Je n’ai jamais accepté ça. »
Claire lut plus bas.
« Ajouté automatiquement par relation historique avec Northstar. Pas besoin d’acceptation préalable. »
Eleanor eut un rire amer.
« Donc même après toutes ces années, nos pères continuent de décider qui tient les clés. »
Marianne murmura :
« C’est exactement ce que Northstar devait empêcher. »
Natalie regarda sa mère.
« Et pourtant tu l’as construit avec les mêmes réflexes. »
Marianne baissa les yeux.
« Oui. »
La franchise empêcha la dispute de naître.
Claire ouvrit une quatrième destination.
Elle s’arrêta.
« Celui-ci est différent. »
Daniel s’approcha.
« Quoi ? »
« Pas une société. Une fondation. »
Nom :
MARTHA HARRINGTON CHARITABLE TRUST.
Richard Harrington pâlit.
Michael aussi.
« Le fonds de Martha », murmura Richard.
Andrew demanda depuis l’écran :
« Quel fonds ? »
Richard répondit :
« Après sa mort, mon père a créé une fondation à son nom. Pour donner l’impression qu’il l’honorait. »
Michael serra les dents.
« Il utilisait surtout le trust pour déplacer de l’argent. »
Claire ouvrit les derniers mouvements.
« Un transfert vient d’être envoyé vers un compte dormant. »
Rebecca regarda.
« Code ? »
Claire lut.
M-17.
Michael devint immobile.
« Ce code m’appartenait. »
Tout le monde le regarda.
« Avant ma disparition », expliqua-t-il. « M-17 servait à mes opérations Guardian. »
Daniel demanda :
« Samuel vous envoie de l’argent ? »
Michael secoua la tête.
« Non. Il active quelque chose sous mon identité. »
Claire entra le code.
Une adresse apparut.
Un ancien immeuble industriel.
Michael pâlit.
« J’y ai travaillé. »
Richard Harrington le regarda.
« Après Martha ? »
« Oui. »
« Qu’est-ce qu’il y a là-bas ? »
Michael resta silencieux.
Natalie sentit qu’il hésitait pour une raison précise.
« Dites-le. »
Michael ferma les yeux.
« Les archives originales de l’enquête sur Martha. »
Richard Harrington se leva brutalement.
« Je croyais qu’elles avaient été détruites. »
« J’ai menti. »
Eleanor eut un rire épuisé.
« Au moins, nous restons cohérents. »
Michael ignora.
« J’avais gardé les originaux : photos, bandes, copies des comptes d’Arthur, rapports médicaux. »
Natalie demanda :
« Pourquoi Samuel les activerait ? »
Rebecca répondit :
« Il ne les active pas. »
Son visage venait de changer.
« Il les détruit. »
Claire vérifia le transfert.
« Il paie une société de démolition. Intervention d’urgence prévue ce soir. »
Michael se leva.
« Non. »
Daniel lui barra immédiatement le chemin.
« Vous n’allez nulle part seul. »
« Ces archives prouvent ce qu’Arthur a fait à Martha. »
Richard Harrington s’approcha.
« Alors on les récupère. »
Daniel secoua la tête.
« Pas sans équipe. »
Michael regarda l’heure.
« La démolition commence dans quarante minutes. »
Natalie observa les visages.
Samuel avait choisi intelligemment.
Il ne s’attaquait pas directement à eux.
Il ciblait quelque chose capable de diviser le groupe.
Les preuves sur Martha étaient pour Michael et Richard Harrington une blessure encore ouverte.
Ils courraient naturellement pour les sauver.
« Il veut vous faire sortir », dit Natalie.
Michael la regarda.
« Peut-être. »
« Non. Certainement. »
Richard Harrington serra les mâchoires.
« Ça ne signifie pas qu’on peut abandonner les archives. »
« Je n’ai pas dit ça. »
Natalie regarda Daniel.
« Envoyez une équipe qui ne soit pas liée à nous. »
Daniel acquiesça.
« Je peux faire ça. »
Michael protesta.
« Ils ne sauront pas quoi chercher. »
« Alors vous les guidez en vidéo. »
Il voulut répondre.
Puis s’arrêta.
Natalie venait de lui retirer exactement le rôle que Samuel espérait le voir jouer : celui de l’homme qui se précipite.
« D’accord », dit-il enfin.
Claire ouvrit une cinquième destination.
« Une banque suisse. »
Richard Hale se rapprocha.
« Ça peut être seulement du transfert. »
« Non. Regardez. »
Un message d’instruction accompagnait le paiement.
IF PRIMARY TESTIMONY MATERIAL IS RELEASED, EXECUTE COUNTERFILE H-9.
Julian fronça les sourcils.
« Contrefichier ? »
Rebecca devint blanche.
« Guardian conservait des dossiers compromettants sur ceux qui pouvaient témoigner. »
Natalie sentit la logique.
« Chantage. »
« Oui. »
Claire ouvrit H-9.
Accès chiffré.
Michael entra une ancienne clé.
Le dossier se déverrouilla.
Nom :
MARIANNE HALE.
Natalie regarda sa mère.
Marianne ne bougea pas.
« Qu’y a-t-il dedans ? »
Claire hésita.
« Plusieurs accusations. »
« Lesquelles ? »
« Détournement. Manipulation de comptes. Collecte illégale de données. Conspiration. »
Richard Hale eut un rire sans joie.
« Certaines sont probablement vraies. »
Marianne le regarda.
« Certaines, oui. »
Natalie sentit le groupe se raidir.
Marianne poursuivit :
« J’ai déplacé des fonds sans autorisation. J’ai copié des données auxquelles je n’avais pas légalement accès. J’ai créé Northstar pour contourner plusieurs structures. »
Daniel croisa les bras.
« Ce sont des délits potentiels. »
« Oui. »
Natalie regarda sa mère.
« Samuel peut te faire arrêter. »
Marianne acquiesça.
« Oui. »
« Et si tu es arrêtée publiquement, ton identité cachée explose, ainsi que les témoins liés à toi. »
« Oui. »
Andrew parla depuis l’écran.
« Donc il peut forcer Marianne à choisir entre sa liberté et les personnes protégées. »
Natalie sentit exactement le piège.
Une cible pour chaque personne.
Un conflit différent.
Une peur différente.
Samuel ne voulait pas seulement effacer les preuves.
Il voulait défaire l’alliance entre eux.
Claire ouvrit encore plusieurs destinations.
Compte lié à Olivia Harrington.
Mandat fiscal contre Richard Hale.
Plainte professionnelle contre Julian.
Dossier médical falsifié sur Rebecca.
Ordre de surveillance sur Eleanor.
Rapport criminel visant Michael.
Chacune pouvait être vraie en partie.
Chacune assez crédible pour provoquer une crise.
Natalie regarda tout.
« Il utilise nos vraies fautes. »
Marianne acquiesça.
« C’était toujours la force de Guardian. Il n’inventait pas tout. Il mélangeait le vrai et le faux jusqu’à rendre la défense impossible. »
Daniel reçut un appel.
Il écouta.
Puis regarda Michael.
« L’équipe est arrivée aux archives de Martha. »
Michael se rapprocha.
« Et ? »
« Le bâtiment est déjà en feu. »
Richard Harrington ferma les yeux.
Michael ne bougea plus.
Daniel poursuivit :
« Incendie limité pour l’instant. Les pompiers entrent. »
Michael serra les poings.
« Il savait qu’on enverrait quelqu’un. »
Natalie répondit :
« Oui. »
Un autre appel arriva.
Cette fois Claire.
Elle décrocha.
Son visage changea.
« Quoi ? » demanda Natalie.
Claire regarda Andrew sur l’écran.
« L’hôpital vient de recevoir une ordonnance d’urgence. »
Andrew se redressa.
« Pour qui ? »
Claire répondit :
« Natalie. »
Julian prit le téléphone de Claire pour lire.
« Audience provisoire accordée dans vingt minutes. »
Natalie fronça les sourcils.
« Vingt minutes ? »
Julian lut rapidement.
« Ils demandent la suspension temporaire de tous vos pouvoirs fiduciaires et une évaluation médicale immédiate. »
Andrew jura.
Natalie resta calme.
« Qui a signé la requête ? »
Julian parcourut.
Puis s’arrêta.
« C’est là que ça devient intéressant. »
« Qui ? »
Il tourna l’écran.
PÉTITIONNAIRE :
ANDREW JAMES HARRINGTON.
Andrew resta sans voix.
Natalie regarda son mari sur l’écran.
« Tu n’as évidemment pas signé ça. »
« Non. »
Claire vérifia.
« Signature numérique valide. »
Andrew blêmit.
« Celle que mon père m’a fait créer pour Northstar ? »
Richard Harrington ferma les yeux.
« Probablement. »
Natalie sentit le plan de Samuel apparaître.
L’ordre n’était pas seulement d’incapaciter Natalie.
Il faisait apparaître Andrew comme celui qui demandait l’incapacité de sa propre femme enceinte.
Leur mariage.
Leur confiance.
Encore une cible.
Andrew regarda Natalie.
« Je n’ai pas fait ça. »
« Je sais. »
Le soulagement traversa son visage.
Mais Julian continua.
« Le dossier contient une déclaration audio. »
Claire lança.
La voix d’Andrew.
Très convaincante.
« Ma femme présente depuis plusieurs heures des signes de détresse psychologique sévère… »
Andrew ferma les yeux.
« Faux vocal. »
Claire acquiesça.
« Probablement construit à partir d’enregistrements. »
Natalie écouta sa fausse voix décrire ses prétendues hallucinations, son obsession avec une mère morte, ses décisions irrationnelles et son refus de soins.
Marianne pâlit.
« Samuel savait qu’elle me verrait. »
Rebecca répondit :
« Ou il l’espérait. »
La fausse déclaration se termina.
Julian referma le fichier.
« Si on ne répond pas immédiatement, un juge peut suspendre vos pouvoirs quelques heures. »
Natalie regarda Andrew.
« Tu peux contester en direct ? »
« Oui. »
« Alors fais-le. »
Julian acquiesça.
« Je vais préparer la contestation. »
Andrew inspira.
« D’accord. »
Natalie regarda la pièce.
« Et aucun de nous ne quitte ce bâtiment sans raison indispensable. »
Michael protesta :
« Les archives— »
« Sont déjà prises en charge. »
Richard Hale ouvrit la bouche.
Natalie le coupa.
« Même chose pour toi. »
Il referma la bouche.
Marianne observait sa fille.
Natalie le sentit.
« Quoi ? »
Marianne secoua la tête.
« Rien. »
« Non. Dis-le. »
Marianne eut un sourire très léger.
« Tu fais ce que nous n’avons jamais réussi à faire. »
Natalie fronça les sourcils.
« Quoi ? »
« Tu refuses de laisser Samuel choisir lequel d’entre nous doit paniquer en premier. »
Natalie détourna les yeux.
Elle n’avait aucune envie d’être comparée aux systèmes de sa mère.
Mais elle comprenait.
Samuel cherchait à les séparer.
Donc la réponse était simple.
Rester ensemble.
Tout documenter.
Faire vérifier chaque décision.
Puis Claire reçut une nouvelle alerte.
Cette fois son visage perdit toute couleur.
« Natalie. »
« Quoi encore ? »
Claire ouvrit un flux hospitalier.
Andrew disparut de l’écran vidéo pendant une seconde.
Puis revint.
« Vous êtes toujours là ? »
Claire ne le regardait pas.
« Quelqu’un vient d’utiliser la signature d’Andrew pour autoriser un transfert médical. »
Andrew fronça les sourcils.
« Pour qui ? »
Claire leva les yeux vers Natalie.
« Pour votre bébé. »
Le silence tomba.
Natalie posa les deux mains sur son ventre.
« Expliquez. »
Claire lut.
« Demande de transfert prénatal d’urgence vers un centre spécialisé. Motif : suspicion de détresse fœtale grave. »
Natalie regarda le moniteur obstétrical temporaire qu’un médecin venait justement de connecter.
Tout était normal.
« C’est faux. »
« Oui. »
Daniel demanda :
« Quel centre ? »
Claire ouvrit l’adresse.
Rebecca devint livide.
« Je connais cet endroit. »
« Quoi ? »
« Ancien site Guardian. »
Natalie sentit son sang se glacer.
Samuel ne cherchait pas à obtenir une ordonnance.
Il cherchait à créer un contexte légal pour qu’une équipe médicale vienne la chercher.
Andrew pâlit.
« Ils vont essayer de l’extraire sous couverture médicale. »
Daniel était déjà en mouvement.
« On verrouille le bâtiment. Personne n’entre sans double vérification. »
Claire regarda les caméras extérieures.
Puis s’arrêta.
« Trop tard. »
Une ambulance venait de se garer devant l’entrée.
Sans marquage hospitalier.
Portes arrière fermées.
Deux hommes en uniforme médical descendirent.
Et derrière eux, une femme portant une blouse blanche.
Marianne se rapprocha de l’écran.
Son visage changea.
« Je la connais. »
Natalie la regarda.
« Qui ? »
Marianne murmura :
« Elle travaillait avec Bell. »