{"id":591,"date":"2026-10-04T05:56:40","date_gmt":"2026-10-04T05:56:40","guid":{"rendered":"https:\/\/lastestdrama.com\/?p=591"},"modified":"2026-10-04T05:56:40","modified_gmt":"2026-10-04T05:56:40","slug":"partie-1-un-jeudi-soir-a-la-defense-une-demande-minuscule-oblige-adrien-morel-a-regarder-enfin-ce-que-son-argent-ne-reparait-pas","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lastestdrama.com\/?p=591","title":{"rendered":"PARTIE 1 \u2013 Un jeudi soir \u00e0 La D\u00e9fense, une demande minuscule oblige Adrien Morel \u00e0 regarder enfin ce que son argent ne r\u00e9parait pas"},"content":{"rendered":"<p>\u00c0 17 h 30, le jeudi de novembre o\u00f9 sa vie commen\u00e7a \u00e0 se fissurer, Adrien Morel sortit de la tour de verre qui portait le nom de son groupe avec la sensation famili\u00e8re d\u2019avoir encore une journ\u00e9e enti\u00e8re coinc\u00e9e derri\u00e8re les yeux. Son t\u00e9l\u00e9phone affichait dix-sept messages non lus, trois demandes de validation et le rappel d\u2019une visioconf\u00e9rence pr\u00e9vue \u00e0 dix-neuf heures. Il desserra sa cravate sans ralentir. Autour de lui, La D\u00e9fense rejetait ses employ\u00e9s par milliers dans l\u2019air froid, comme si les immeubles avaient attendu la tomb\u00e9e du jour pour expirer.<\/p>\n<p>\u00c0 quarante-deux ans, Adrien avait appris \u00e0 mesurer presque toutes les choses. Le prix d\u2019une entreprise. Le co\u00fbt d\u2019un retard. Le rendement d\u2019un investissement. Le nombre de minutes qu\u2019un d\u00e9jeuner pouvait occuper avant de devenir improductif. Le groupe Morel, fond\u00e9 par son p\u00e8re puis d\u00e9velopp\u00e9 apr\u00e8s sa mort, valait plusieurs centaines de millions d\u2019euros. Trois voitures dormaient dans des garages diff\u00e9rents. Son appartement dominait Paris depuis une terrasse dont il profitait rarement. M\u00eame les amis qui l\u2019enviaient savaient qu\u2019il y passait davantage de nuits qu\u2019il n\u2019y vivait r\u00e9ellement.<\/p>\n<p>Ce qu\u2019il ne savait pas mesurer, c\u2019\u00e9tait le silence qui l\u2019y attendait.<\/p>\n<p>Depuis quelque temps, il lui pesait plus que d\u2019habitude. Il rentrait, posait ses cl\u00e9s dans une coupelle en pierre, allumait parfois la t\u00e9l\u00e9vision simplement pour entendre une autre voix et mangeait debout devant le plan de travail. Il n\u2019avait ni \u00e9pouse ni enfant. Ses relations avaient \u00e9t\u00e9 br\u00e8ves, interrompues par des r\u00e9unions, des d\u00e9placements ou cette mani\u00e8re qu\u2019il avait de rester mentalement au bureau m\u00eame lorsqu\u2019il \u00e9tait assis \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de quelqu\u2019un. On le qualifiait de disciplin\u00e9. Il commen\u00e7ait \u00e0 soup\u00e7onner que le mot pouvait aussi signifier seul.<\/p>\n<p>Son chauffeur l\u2019attendait devant l\u2019entr\u00e9e principale, moteur tournant. Adrien leva la main avant que l\u2019homme puisse descendre.<\/p>\n<p>\u00ab Rentrez, Philippe. Je vais marcher un peu. \u00bb<\/p>\n<p>Le chauffeur eut un l\u00e9ger mouvement de surprise. Adrien ne marchait presque jamais jusqu\u2019au m\u00e9tro. Il traversait habituellement Paris derri\u00e8re une vitre teint\u00e9e, r\u00e9pondant \u00e0 ses messages entre deux feux rouges. Pourtant, ce soir-l\u00e0, il \u00e9prouvait le besoin inexplicable de sentir le froid, de voir des visages qui n\u2019attendaient rien de lui, de parcourir quelques centaines de m\u00e8tres sans agenda ni dossier.<\/p>\n<p>Il rangea son t\u00e9l\u00e9phone dans la poche int\u00e9rieure de son manteau et se m\u00eala au flot des passants. Une pluie fine venait de s\u2019arr\u00eater. Le sol sombre refl\u00e9tait les panneaux lumineux, les enseignes et les silhouettes press\u00e9es. Des employ\u00e9s couraient vers leur correspondance. Une femme tirait un enfant par la main. Un livreur zigzaguait entre les groupes. Adrien marchait depuis moins de deux cents m\u00e8tres lorsqu\u2019une voix si basse qu\u2019il faillit ne pas l\u2019entendre s\u2019\u00e9leva sur sa droite.<\/p>\n<p>\u00ab Monsieur\u2026 \u00bb<\/p>\n<p>Il continua deux pas avant de se retourner.<\/p>\n<p>Une fillette se tenait pr\u00e8s d\u2019un pilier, \u00e0 l\u2019\u00e9cart du mouvement. Six ans, peut-\u00eatre. Deux couettes in\u00e9gales encadraient un visage p\u00e2le, rougi par le froid. Son manteau, trop fin pour novembre, avait \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9 jusqu\u2019au menton. Elle portait un cartable dont une bretelle semblait avoir \u00e9t\u00e9 recousue plusieurs fois. Lorsqu\u2019elle comprit qu\u2019il l\u2019avait entendue, elle serra les doigts autour de la poign\u00e9e du sac.<\/p>\n<p>\u00ab Vous pourriez m\u2019aider ? \u00bb<\/p>\n<p>Adrien regarda instinctivement autour d\u2019eux. Aucun adulte ne semblait la surveiller. Cette absence le mit mal \u00e0 l\u2019aise.<\/p>\n<p>\u00ab O\u00f9 sont tes parents ? \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Ma maman est \u00e0 l\u2019h\u00f4pital. \u00bb<\/p>\n<p>Elle pronon\u00e7a la phrase sans chercher \u00e0 l\u2019exploiter, comme une information n\u00e9cessaire. Puis elle baissa les yeux. Adrien suivit son regard et vit enfin ses chaussures.<\/p>\n<p>Elles \u00e9taient si us\u00e9es qu\u2019il se demanda comment elles tenaient encore ensemble. Le tissu \u00e9tait fendu pr\u00e8s des orteils. Une semelle se d\u00e9collait sur plusieurs centim\u00e8tres. L\u2019humidit\u00e9 avait fonc\u00e9 les chaussettes visibles dans les ouvertures. Sur une cheville, au-dessus de la chaussure, un pansement jauni d\u00e9passait l\u00e9g\u00e8rement.<\/p>\n<p>\u00ab Qu\u2019est-ce qui t\u2019est arriv\u00e9 ? \u00bb<\/p>\n<p>La petite haussa une \u00e9paule.<\/p>\n<p>\u00ab Elles frottent quand je marche. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Et c\u2019est pour \u00e7a que tu demandes de l\u2019aide ? \u00bb<\/p>\n<p>Elle acquies\u00e7a, puis sembla se forcer \u00e0 continuer.<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019aurais besoin de baskets pour l\u2019\u00e9cole. Pas des ch\u00e8res. Les autres disent que les miennes sentent mauvais quand il pleut. Et elles me font mal. \u00bb<\/p>\n<p>Adrien sentit sa m\u00e2choire se contracter. Il avait d\u2019abord imagin\u00e9 qu\u2019elle allait demander quelques pi\u00e8ces. Elle n\u2019avait m\u00eame pas parl\u00e9 d\u2019argent. Elle pr\u00e9sentait seulement un probl\u00e8me concret, presque honteuse d\u2019occuper son temps avec lui.<\/p>\n<p>\u00ab Comment tu t\u2019appelles ? \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab L\u00e9a. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Moi, c\u2019est Adrien. \u00bb<\/p>\n<p>Elle leva les yeux, comme si elle trouvait \u00e9trange qu\u2019un adulte lui donne son pr\u00e9nom.<\/p>\n<p>Sous le centre commercial, \u00e0 quelques dizaines de m\u00e8tres, une boutique de chaussures \u00e9tait encore ouverte. Adrien la d\u00e9signa.<\/p>\n<p>\u00ab On va regarder l\u00e0-bas. \u00bb<\/p>\n<p>L\u00e9a ne bougea pas.<\/p>\n<p>\u00ab Quoi ? \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Je ne dois pas suivre les inconnus. \u00bb<\/p>\n<p>La r\u00e9ponse lui arracha presque un sourire. Elle avait suffisamment confiance pour demander de l\u2019aide, mais pas assez pour oublier les r\u00e8gles qu\u2019on lui avait apprises.<\/p>\n<p>\u00ab Tu as raison. Alors tu marches devant moi. Le magasin est l\u00e0, il y a du monde partout, et tu peux partir quand tu veux. D\u2019accord ? \u00bb<\/p>\n<p>Elle examina son visage pendant quelques secondes avant de hocher la t\u00eate.<\/p>\n<p>Dans la boutique chauff\u00e9e, une vendeuse s\u2019approcha imm\u00e9diatement d\u2019Adrien. Son costume, sa montre et son manteau d\u00e9clenchaient ce genre d\u2019attention depuis des ann\u00e9es. Il indiqua simplement L\u00e9a.<\/p>\n<p>\u00ab C\u2019est elle la cliente. \u00bb<\/p>\n<p>La fillette resta raide devant les rayonnages. Chaque fois que la vendeuse lui proposait une paire, elle regardait l\u2019\u00e9tiquette avant m\u00eame la couleur. Adrien remarqua ce r\u00e9flexe \u00e0 la troisi\u00e8me tentative.<\/p>\n<p>\u00ab Ne regarde pas le prix \u00bb, lui dit-il.<\/p>\n<p>\u00ab Mais il faut bien le regarder. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Pas aujourd\u2019hui. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Pourquoi ? \u00bb<\/p>\n<p>Il h\u00e9sita.<\/p>\n<p>\u00ab Parce que je t\u2019invite. \u00bb<\/p>\n<p>L\u00e9a plissa les yeux.<\/p>\n<p>\u00ab Comme un anniversaire ? \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Si tu veux. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Ce n\u2019est pas mon anniversaire. \u00bb<\/p>\n<p>Il se mit \u00e0 rire, r\u00e9ellement cette fois.<\/p>\n<p>\u00ab Alors ce sera un jeudi. On peut aussi faire des cadeaux le jeudi. \u00bb<\/p>\n<p>Elle essaya quatre paires. Les premi\u00e8res lui semblaient trop rigides. Les secondes glissaient au talon. Les troisi\u00e8mes avaient une couleur qu\u2019elle qualifia avec beaucoup de s\u00e9rieux de \u00ab vraiment trop b\u00e9b\u00e9 \u00bb. Puis la vendeuse apporta des baskets blanches avec des lacets violets. L\u00e9a les enfila, se leva avec pr\u00e9caution et fit quelques pas.<\/p>\n<p>Son visage changea.<\/p>\n<p>Elle regarda ses pieds comme si le sol venait de devenir diff\u00e9rent.<\/p>\n<p>\u00ab \u00c7a ne fait pas mal. \u00bb<\/p>\n<p>La vendeuse sourit.<\/p>\n<p>\u00ab C\u2019est plut\u00f4t bon signe pour des chaussures. \u00bb<\/p>\n<p>L\u00e9a marcha jusqu\u2019au bout du rayon. Puis, oubliant sa retenue, elle revint en courant. Ses couettes rebondirent contre son manteau. Un rire clair lui \u00e9chappa. Adrien resta immobile, surpris par l\u2019effet que ce son produisait sur lui.<\/p>\n<p>Il assistait chaque mois \u00e0 des pr\u00e9sentations o\u00f9 des \u00e9quipes enti\u00e8res c\u00e9l\u00e9braient des contrats de plusieurs dizaines de millions. Il f\u00e9licitait, serrait des mains, levait parfois une coupe de champagne. Aucune de ces victoires ne lui avait procur\u00e9 la sensation qui venait de le traverser en voyant une enfant courir dix m\u00e8tres sans grimacer.<\/p>\n<p>\u00ab Je peux vraiment prendre celles-l\u00e0 ? \u00bb demanda L\u00e9a.<\/p>\n<p>\u00ab Oui. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab M\u00eame si elles sont blanches ? \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Est-ce que le blanc co\u00fbte plus cher que les autres couleurs ? \u00bb<\/p>\n<p>Elle secoua la t\u00eate.<\/p>\n<p>\u00ab Alors oui, m\u00eame si elles sont blanches. \u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 la caisse, le montant apparut : quatre-vingt-cinq euros. Adrien passa sa carte sans y penser. Il avait r\u00e9cemment pay\u00e9 davantage pour une bouteille de vin qu\u2019il n\u2019avait presque pas touch\u00e9e pendant un d\u00eener professionnel. Pourtant, lorsque la vendeuse mit les anciennes chaussures dans une bo\u00eete, L\u00e9a voulut les r\u00e9cup\u00e9rer.<\/p>\n<p>\u00ab On peut les jeter \u00bb, proposa Adrien.<\/p>\n<p>Elle se raidit.<\/p>\n<p>\u00ab Non. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Elles sont compl\u00e8tement ab\u00eem\u00e9es. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Je sais. Mais maman les a achet\u00e9es. \u00bb<\/p>\n<p>Il n\u2019insista pas. La vendeuse pla\u00e7a la vieille paire dans un sac s\u00e9par\u00e9.<\/p>\n<p>Dehors, la temp\u00e9rature avait encore baiss\u00e9. L\u00e9a resta sous l\u2019auvent du magasin et contempla longuement ses nouvelles baskets. Elle remua les orteils, testa la semelle en appuyant le pied contre le sol puis leva enfin les yeux vers Adrien.<\/p>\n<p>\u00ab Je vous rembourserai. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Pardon ? \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Les quatre-vingt-cinq euros. Quand je serai grande. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab L\u00e9a, tu n\u2019as rien \u00e0 me rembourser. \u00bb<\/p>\n<p>Son expression devint \u00e9tonnamment grave.<\/p>\n<p>\u00ab Si. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Pourquoi ? \u00bb<\/p>\n<p>Elle prit quelques secondes avant de r\u00e9pondre, comme si la phrase appartenait \u00e0 quelqu\u2019un d\u2019autre et qu\u2019elle tenait \u00e0 la r\u00e9p\u00e9ter correctement.<\/p>\n<p>\u00ab Maman dit qu\u2019une promesse vaut plus que l\u2019argent. \u00bb<\/p>\n<p>Adrien sentit quelque chose se serrer sous ses c\u00f4tes.<\/p>\n<p>\u00ab Alors promets-moi plut\u00f4t de garder tes pieds au sec. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Ce n\u2019est pas pareil. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Je vois que tu n\u00e9gocies d\u00e9j\u00e0 mieux que certains de mes directeurs. \u00bb<\/p>\n<p>Elle ne comprit probablement pas la plaisanterie, mais son visage s\u2019\u00e9claira. Puis, sans avertissement, elle fit un pas et passa ses bras autour de sa taille.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9treinte dura \u00e0 peine deux secondes.<\/p>\n<p>Adrien resta les mains suspendues, trop surpris pour savoir quoi faire, puis posa doucement une paume sur son dos.<\/p>\n<p>Quand L\u00e9a recula, elle semblait elle-m\u00eame g\u00ean\u00e9e de son geste.<\/p>\n<p>\u00ab Merci, monsieur Adrien. \u00bb<\/p>\n<p>Avant qu\u2019il puisse lui demander o\u00f9 elle habitait, qui s\u2019occupait d\u2019elle ou comment elle rentrerait, elle rep\u00e9ra quelqu\u2019un dans la foule.<\/p>\n<p>\u00ab Je dois y aller. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Attends, L\u00e9a\u2026 \u00bb<\/p>\n<p>Elle s\u2019\u00e9loigna d\u00e9j\u00e0, son cartable battant contre son manteau. Adrien la suivit du regard jusqu\u2019\u00e0 ce que les passants l\u2019engloutissent.<\/p>\n<p>Il resta sous les lumi\u00e8res du centre commercial, irrit\u00e9 contre lui-m\u00eame. Il aurait d\u00fb poser davantage de questions. Une enfant de six ans ne devait pas errer seule pr\u00e8s de La D\u00e9fense. Il sortit son t\u00e9l\u00e9phone, h\u00e9sitant entre appeler la s\u00e9curit\u00e9 et tenter de la retrouver.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9cran s\u2019alluma avant qu\u2019il ne d\u00e9cide.<\/p>\n<p>Un message venait d\u2019arriver d\u2019un num\u00e9ro inconnu.<\/p>\n<p>Il pensa d\u2019abord \u00e0 une co\u00efncidence. Puis il vit la pi\u00e8ce jointe.<\/p>\n<p>Sur la photo, L\u00e9a \u00e9tait assise pr\u00e8s d\u2019un lit d\u2019h\u00f4pital.<\/p>\n<p>Les baskets blanches aux lacets violets brillaient presque dans la lumi\u00e8re froide de la chambre.<\/p>\n<p>Elle tenait la main d\u2019une femme tr\u00e8s p\u00e2le qui portait un masque \u00e0 oxyg\u00e8ne.<\/p>\n<p>Sous la photographie, quelques mots apparurent.<\/p>\n<p>\u00ab Vous avez aid\u00e9 ma fille aujourd\u2019hui. \u00bb<\/p>\n<p>Adrien cessa de respirer un instant.<\/p>\n<hr>\n<h2><strong><a href=\"https:\/\/lastestdrama.com\/?p=592\">Cliquez ici pour continuer la lecture : PARTIE 2 : Le message arriv\u00e9 apr\u00e8s l\u2019achat des baskets transforme un geste ordinaire en rendez-vous avec un pass\u00e9 que personne ne devait rouvrir<\/a><\/strong><\/h2>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 17 h 30, le jeudi de novembre o\u00f9 sa vie commen\u00e7a \u00e0 se fissurer, Adrien Morel sortit de la tour de verre qui portait le nom de son groupe &hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":590,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-591","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-drama-sory"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lastestdrama.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/591","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lastestdrama.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lastestdrama.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lastestdrama.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lastestdrama.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=591"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/lastestdrama.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/591\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":621,"href":"https:\/\/lastestdrama.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/591\/revisions\/621"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lastestdrama.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/590"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lastestdrama.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=591"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lastestdrama.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=591"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lastestdrama.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=591"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}